Le Chief Happines Officer arrive en entreprise, et chez vous ?

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Qui aurait imaginé, il y a quelques décennies, que la qualité de vie au travail devienne une préoccupation managériale ? Pourtant, il n’est pas déraisonnable de penser que le bonheur est source d’une productivité accrue.

Qualité de vie au travail avec chief happiness officer au bureau

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Partie des Etats-Unis, la recherche du bien-être en entreprise et la prise en compte de la qualité de vie au travail commencent à s’étendre en Europe. Symbole de cette tendance, l’arrivée au sein des équipes dirigeantes d’un Chief Happiness Officer (CHO), un responsable du bonheur, surprend et interroge. Quel est le but recherché et les ressorts pour y parvenir ? Décryptage d’une tendance qui pourrait être l’amorce d’un changement profond dans notre société de la relation avec le travail.

… Moi je cherche encore le mien 🙂 ! D’accord, l’accord cadre pour la santé et la sécurité au travail et les bureaux de la prévention des risques professionnels sont là mais on n’est loin de sa taper sur le ventre de rire !

Le bonheur au travail, c’est quoi ?

Les salariés les plus épanouis et heureux au travail sont ceux qui estiment être employés à leur niveau de compétences et à des tâches variées, avoir des objectifs clairs et réalisables, posséder l’estime de leur hiérarchie, évoluer dans un environnement convivial et évidemment être payés convenablement. Il n’en demeure pas moins que la notion de bonheur reste intrinsèque à chaque individu et peut aussi, selon les secteurs, intégrer des variables différentes comme la sécurité physique, l’autonomie et l’absence de contrôle. La notion de bonheur demeure pour le moins subjective.

… Oui ! La notion reste intrinsèque à chacun, on n’a pas tous la même résistance à la contrainte ni la même résilience. Mais on a tous le droit de travailler sur soi et choisir quelle représentation on a de soi-même : exécutant ou contributeur compétent ?

La mission des CHO

Toutes les entreprises, notamment celles qui basent leur développement sur le talent de leurs collaborateurs, ont intérêt à offrir un environnement global de travail le plus harmonieux possible. Le talent et la créativité ont besoin pour s’exprimer d’épanouissement et de motivation. Ces prérequis ne se décrètent pas et les entrepreneurs cherchent donc de plus en plus à réunir les conditions favorables à leur éclosion. C’est dans ce cadre qu’apparaissent les CHO. L’arrivée d’un responsable du bonheur institutionnalise en quelque sorte cette volonté de faire de l’entreprise un terrain fertile au bonheur.

… Mais où est ils ? 🙂

Les recettes des CHO

Le Chief Happiness Officer va tout mettre en œuvre pour créer une ambiance conviviale et lever les blocages inutiles. Cela peut passer par la mise en place d’une communication interne réactive, par la redéfinition du périmètre d’action de chaque employé, un recentrage des méthodes de management pour plus de responsabilisation mais aussi par une remise à plat des horaires de travail et leur individualisation ou la création d’une capacité de télétravail. L’autonomie et la responsabilisation des individus sont en effet des clefs essentielles au bonheur.

Même si l’entreprise n’accueille pas de C-H-machin-chouette, pourquoi ne pas s’élever et rayonner soi-même la sérénité, la bonne humeur, un esprit constructif fondé sur une libération de nos malentendus, une vision plus juste de notre rôle au bureau et devenir soi-même source de qualité de vie au travail ?

 

Soyons promoteurs de la méditation et des bonnes nouvelles !

 

Un feu de paille ou une tendance profonde ?

La recherche du bonheur n’est pas nouvelle. Le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1789 affirmait déjà que les actes législatifs devaient toujours concourir au bonheur de tous. Il est nouveau que cette préoccupation émerge au sein du travail et cela peut surprendre voire paradoxalement inquiéter. La subjectivité du bonheur peut en effet légitimement amener les salariés d’une entreprise à craindre que la direction n’ait pas tout à fait la même appréhension de ce dernier qu’eux-mêmes ! Néanmoins, l’esprit de convivialité des startups à succès, comme Blablacar, a démontré la pertinence d’une organisation compatible avec l’épanouissement des employés. Parti de l’économie digitale, ce constat s’impose progressivement aux secteurs traditionnels.

Il paraît de plus en plus admis et évident que la bataille économique est une course de fond qui sera gagnée par les entreprises qui savent pondérer performance et bien être pour durer. A ce titre, la notion de bonheur en entreprise devrait croitre et devenir une préoccupation de plus en plus partagée. Un bel avenir pour les CHO !

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Il reste permis de se méfier de ceux qui veulent votre bonheur à tout prix et vous imposent des happy camps, optimisme autiste et autre méditation obligatoire… à ce sujet vous pouvez relire notre article Attention au bonheur obligatoire.

Bonne journée quand même !
> Daniel

 

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