Prenez un bain d’encens à la grande pagode !

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L'imposant Bouddha de la grande pagode du bois de vincennes
L’imposant Bouddha de la pagode de vincennes

Fraîchement restaurée en 2015, la Grande pagode de Vincennes accueille d’avril à octobre une trentaine d’événements et de cérémonies bouddhiques. Lieu majeur et mondialement connu, elle abrite le plus grand bouddha d’Europe et renferme ses reliques depuis 2009.

 

 

La grande pagode du bois de Vincennes ouvre chaque année d’avril à octobre. L’Union bouddhique de France y organise des manifestations et des célébrations liées au culte bouddhique et le met à disposition des associations. C’est un lieu de rencontre avec les différentes traditions bouddhiques du Cambodge, du Tibet, du Sri Lanka, du Népal…

La pagode est généralement fermée. Elle ouvre surtout ses portes à l’occasion des grands événements bouddhiques tels que nouvel an khmer et anniversaire de Bouddha.

CONSULTER LE CALENDRIER DES MANIFESTATIONS sur le site de l’Union bouddhiste de France

Le plus grand Bouddha d’Europe et ses reliques

La grande pagode abrite le plus grand bouddha d’Europe. Recouvert de feuille d’or, il mesure avec son socle plus de 9 mètres de haut.

Elle a également hérité des reliques du Bouddha historique provenant du Wat Saket de Bangkok. Le 17 mai 2009, ces reliques, des résidus de crémation de corps logés dans une bulle de verre enchâssée dans une sculpture dorée figurant une pagode, ont été placées sous la statue principale.

Les reliques ne sont pas toujours présentes dans la pagode mais peuvent être prêtées à d’autres pays dans le cadre d’échanges amicaux.

Où est la grande pagode ?

40, route de Ceinture du Lac Daumesnil
75012 Paris, dans le bois de Vincennes
Métro Porte Dorée

 

Grande pagode de Vincennes
Cliquer sur l’image pour localiser la Pagode de Vincennes / Open Street Map

Pourquoi une construction africaine ?

Le bâtiment a été construit pour l’exposition coloniale de 1931 organisée dans le bois de Vincennes, dans le prolongement de l’actuel jardin d’agronomie tropicale. C’est alors le pavillon du Cameroun, ancienne colonie allemande passée sous protectorat français en 1918.

DÉCOUVREZ AUSSI L’ESPLANADE DU DINH dans le jardin d’agronomie tropicale

Conçus par l’architecte Louis-Hyppolite Boileau et Léon Carrière, son collaborateur-dessinateur, les quatre bâtiments encore visibles aujourd’hui dans l’enclos bouddhique devaient avoir une vie éphémère.

Les techniques employées mêlaient celles pratiquées en France sur les grands chantiers des années 1930 et les modes traditionnels de construction vernaculaire de l’Afrique Centrale : toit en chaume, légèrement bombé, soutenu par une imposante charpente en bois, soubassement de tiges de feuilles de palmier raphia, façades en crépi de terre enduit de larges dessins géométriques aux couleurs noir, bleu et blanc.

A l’intérieur, un dallage de carreaux de grès prolonge le décor peint toujours visible aujourd’hui.

Quand devient-elle la Grande pagode ?

En 1933, après quelques consolidations du bâti, le pavillon devient le musée du bois. Le toit est couvert d’essentes de bois et les verres colorés sont remplacés par des verres cathédral.

En 1975, le bâtiment est inscrit au titre des Monuments historiques et se mis à la disposition de l’Union bouddhiste de France à compter du 1er janvier 1976. De nouvelles transformations accompagne cette naissance de la grande Pagode. Les peintures colorées sont gommées pour faire place à une façade aux références bouddhistes et un portique de style shintoïste est ajouté devant l’entrée principale du bâtiment.

Le chantier de restauration

En 2014, le pavillon a fait l’objet d’un important chantier de restauration qui rendent au bâtiment sa superbe de 1974 mais aussi sur ses façades, les motifs géométriques datant de l’exposition coloniale. Détail des travaux :

  • la restauration en conservation des charpentes en bois ;
  • la restauration en conservation de la couverture haute en essentes de bois et la réfection à l’identique des couvertures des galeries basses ;
  • le rétablissement, au plus près de leur physionomie originelle, des poteaux des galeries périphériques ;
  • la reprise des enduits et badigeons extérieurs avec un mélange de plâtre de Paris et de fibres végétales réalisé dans un jaune lumineux qui rappelle la couleur de la robe de certains moines bouddhistes ;
  • la création de fenêtres de sondage présentant les décors originels conservés sous le badigeon actuel ;
  • le rétablissement partiel du portique d’origine par le prolongement des deux poteaux bois latéraux existants, la création d’un linteau reprenant les charges du poteau central conservé en l’état et la suppression du linteau courbe actuel au devant de la façade d’entrée ;
  • la réfection des installations d’électricité, de sécurité incendie et l’amélioration des conditions d’accueil des personnes handicapées.
  • Les piliers en mélèze entourant le bâtiment ont été refaits, de même que la « roue du dharma » ornant l’entrée, un symbole des sagesses bouddhiques. (Source : paris.fr)

 

À deux pas du Kagyu Dzong (centre d’étude du bouddhisme tibétain de Paris), en bordure du lac Daumesnil, tout près des îles de Reuilly et de Bercy aux parcours boisés exceptionnels, les alentours de la grande pagode constituent un lieu de promenade idéal pour la contemplation et la méditation…

Merveilleuse balade 🙂
> Daniel

 

POUR APPRENDRE À MÉDITER EN SE BALADANT | UNE PAGE DE RÉCLAME

L’un des premiers exercices qu’on pratiquait en tai chi (et là en effet il s’agit de tradition taoïste) était la marche ch’an. Pour faire court, elle consiste à ressentir le poids « remplir » la jambe d’appui pendant que se « vide » l’autre jambe, et à développer la sensation et la conscience du balancier perpétuel et du mouvement de l’énergie qui guide notre corps. Cette méditation en mouvement, je ne l’ai retrouvée par ailleurs que dans le livre de Gregorio Manzur Les mouvements du silence où l’auteur raconte l’histoire de sa vie en Chine et de son initiation durant 20 ans auprès de ses maîtres. Pour en savoir plus sur la marche ch’an, vous pouvez lire cet article du site centre-equilibre.com.

Le livre qui suit est le premier que je découvre qui soit consacré à cette pratique et à cette expérimentation de l’instant présent sur le chemin. Si vous le lisez, je serais intéressé d’en découvrir votre commentaire plus tard en bas de cet article…

 

Éloge de la marche tranquille : Pratiquer la méditation en marchant

Éloge de la marche tranquille: Pratiquer la méditation en marchantAu-delà de marche pour se déplacer, de la marche plaisir ou sportive, la marche méditative nous entraîne vers une nouvelle relation à soi. Elle n’a pas d’objectif précis ni de destination ; elle s’apprécie dans l’instant et sans attente préalable. Mettre un pied devant l’autre c’est s’imprégner du présent, lieu où tout se fait et où tout est parfait. C’est également renouer avec une certaine forme de simplicité, vertu essentielle pour accéder à notre être profond. Marcher, c’est aussi mettre son corps à contribution et prendre le temps de le reconnaître. C’est faire l’éloge de la lenteur et du recueillement. C’est aller quelque part, mais c’est aussi être sur le chemin. C’est s’ouvrir au monde et reconnaître les choses comme elles sont, telles qu’elles sont. C’est s’offrir une merveilleuse occasion de découvrir la nature et de s’en inspirer. Enfin, marcher en conscience, c’est aller à la recherche de soi-même. Découvrir sa véritable nature. C’est comme partir en pèlerinage pour la reconquête de notre âme.

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Photos : Émilie Chaix, avec son aimable autorisation

 

6 thoughts on “Prenez un bain d’encens à la grande pagode !

    1. Bonjour Jean, Merci pour ton commentaire, c’est toujours encourageant ! à mon tour, je me promets d’aller faire un tour sur ton site de crowd très bientôt ! Un tuyau au passage, la pagode n’est pas à vendre 🙂

      Bonne journée

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