L’esplanade du Dinh, un voyage spatiotemporel du Vietnam au bois de Vincennes

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Visite du jardin d'essais colonial jardin d'agronomie tropicale (gallica.bnf.fr)
Visite du jardin d’essais colonial (gallica.bnf.fr)

L’esplanade du Dinh, un rendez-vous avec l’histoire du Vietnam et de l’Indochine française de 1900 au cœur du bois de Vincennes… Direction le Jardin d’agronomie tropicale, une sortie zen à Paris et un voyage onirique entre végétation luxuriante et murmures de l’Histoire.

De la Porte chinoise à l’esplanade du Dinh, le Jardin d’agronomie tropicale nous projette un siècle en arrière, à 9000 kilomètres de Paris. Sur quatre hectares et demi, on y rencontre un échantillon hétéroclite d’architectures inspirées des quatre coin de la planète. Notre découverte de cet ancien jardin d’essai colonial nous emmènera à la rencontre du Tonkin, de l’Annam et de la Cochinchine.

1922, la visite du roi Khai Dinh

Le 26 juin 1922, le roi Khai Dinh d’Annam est invité par la France à l’Exposition coloniale de Marseille. Porté sur le trône par l’État français en 1916 après l’éviction et la déportation en captivité de Duy Tân, le nouvel empereur Khai Dinh n’est pas populaire dans son pays. Il décède de la tuberculose en 1925, trois ans après sa visite officielle du Jardin d’essai colonial, l’actuel Jardin d’agronomie tropicale, propriété de la Mairie de Paris depuis 2003.

La Porte Chinoise

 

Le roi Khai Dinh passe la Porte chinoise, 1922 (gallica.bnf.fr)
Le roi Khai Dinh passe la Porte chinoise (gallica.bnf.fr)
La Porte chinoise aujourd'hui (Photo CC Poulpy / wikimedia)
La Porte chinoise aujourd’hui (Photo CC Poulpy / wikimedia)
Empreintes des reliefs de la Porte chinoise (Photo Agnès Bretou)
Des ornements, il ne reste que les empreintes (Photo Agnès Bretou)
Pagode de la Porte chinoise (Photo Agnès Bretou)
À l’abri de la pagode, des vermillons centenaires (Photo Agnès Bretou)

 

Le temple du souvenir à l’emplacement du Dinh

Importé à Marseille pour l’exposition coloniale de 1906, le temple sera démonté et remonté en 1907 au jardin d’essais colonial, face à l’esplanade du Dinh. Ravagé par les flammes d’un incendie criminel et pillé en 1984, il est remplacé en 1992 par une petite pagode rouge vif, le temple du Souvenir, édifié en mémoire des soldats d’Indochine.

EN SAVOIR PLUS SUR Le temple du souvenir indochinois

 

Le temple du Dinh, 1922 (gallica.bnf.fr)
Le temple du Dinh en 1922 (gallica.bnf.fr)
Le temple du souvenir aujourd'hui (Photo CC Poulpy / wikimedia)
Aujourd’hui, le temple du Souvenir (Photo CC Poulpy / wikimedia)

 

L’esplanade du Dinh

 

l'esplanade du Dinh, 1922 (gallica.bnf.fr)
l’esplanade du Dinh en 1922 (gallica.bnf.fr)
L'esplanade du Dinh aujourd'hui (Photo CC Stockholm / wikimedia)
L’esplanade du Dinh aujourd’hui (Photo CC Stockholm / wikimedia)

 

L’urne funéraire

Imposante jarre portée par trois pieds trônant au centre de l’esplanade du Dinh, l’urne funéraire en bronze est semblable à celles de la cité impériale de Hué où siégeait la cour de l’empereur d’Annam.

 

Urne funéraire impériale (Photo Agnès Bretou)
Urne funéraire impériale (Photo Agnès Bretou)

 

Le pagodon

 

Pagodon chinois (Photo Agnès Bretou)
Pagodon chinois (Photo Agnès Bretou)
Bas-relief du Pagodon chinois (Photo Agnès Bretou)
Bas-relief du Pagodon (Photo Agnès Bretou)

 

Aujourd’hui, les visites guidées

Le Jardin d’agronomie tropicale (JAT) réserve bien des surprises au visiteur. Souvent dévorée par la végétation, les ruines côtoient les vestiges les mieux préservés ou restaurés tel le Pavillon de l’Indochine réhabilité en 2011. Il abrite aujourd’hui le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD).

Ouvert au public depuis 2006, le JAT peut se visiter librement mais on peut aussi en découvrir les secrets historiques et botaniques à l’occasion de visites guidées. Elles sont annoncées sur le blog des jardins de la Ville Paris et sur son agenda en ligne.

 

Adresse du site

Jardin d’agronomie tropicale – bois de Vincennes
45 bis avenue de la Belle-Gabrielle
75012 Paris

CLIQUER POUR CONSULTER LE PLAN DU JARDIN (source Mairie de Paris)

 

Sources :

 

Images d’archive :

 

CE LIEU INSOLITE DANS LE BOIS DE VINCENNES | UNE PAGE DE RÉCLAME

Le jardin d’agronomie tropicale : De l’agriculture coloniale au développement durable

Le jardin d'agronomie tropicale : De l'agriculture coloniale au développement durableÀ l’est du bois de Vincennes, une vaste parcelle porte la trace du passé colonial français à travers les vestiges du premier jardin colonial, devenu jardin d’agronomie tropicale. Fondée en 1899, cette institution scientifique et économique eut pour objectif l’amélioration et la rentabilisation des cultures coloniales. Le jardin accueillit une exposition coloniale en 1907 avant d’héberger un hôpital pendant la Première Guerre mondiale. A cette occasion fut érigée la première mosquée parisienne. Bien qu’éphémère, celle-ci fut, avec la maison cochinchinoise transformée en temple, et plusieurs monuments élevés à la mémoire des soldats coloniaux morts pour la France, à l’origine de la dimension commémorative du lieu. Au fil du temps, le jardin se spécialisa dans la recherche agronomique tropicale. Aujourd’hui, le jardin est le cadre d’un programme scientifique qui renoue avec son rôle originel et en élargit les enjeux à travers une réflexion sur le développement durable et l’écologie. Il fait actuellement l’objet d’un projet de réhabilitation à la fois culturel, architectural et paysager par la Ville de Paris. C’est toute l’histoire de ce lieu méconnu que retrace cet ouvrage, parcourant la grande aventure de l’agronomie tropicale française et dévoilant un patrimoine architectural et paysager d’un intérêt à la fois scientifique, esthétique et commémoratif.

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